Depuis le 13 juin 2024, FlowBank SA n’opère plus comme banque: la FINMA a prononcé sa faillite et retiré son autorisation. Si vous cherchez un avis sur Flow Bank, il faut donc distinguer deux sujets: ce que la banque proposait avant, et ce qu’implique aujourd’hui sa liquidation pour les clients.
FlowBank SA en bref : ce qu’était la banque et pourquoi son cas reste recherché
FlowBank SA, née en 2020, se présentait comme une banque en ligne helvétique à mi-chemin entre le compte multidevises et le courtage. Son credo ? Offrir à Monsieur et Madame Tout-le-monde une interface unique – web ou mobile – pour gérer leur liquidité, jongler avec les devises et passer des ordres sur les marchés.
Côté positionnement, la marque visait clairement les poids lourds du trading suisse. Elle misait sur la techno, un large accès aux marchés et une interface épurée pour séduire aussi bien l’investisseur régulier que celui qui voulait regrouper compte courant et portefeuille boursier.
Petite précision utile pour vos recherches : le terme “flow bank” reste très demandé sur Google parce qu’il se confond souvent avec Floa Bank, l’acteur français du crédit fractionné. Les deux n’ont pourtant aucun lien capitalistique ni réglementaire.
En résumé, FlowBank plaisait pour son approche transfrontalière, son compte multidevises et sa plateforme de trading made in Switzerland. Mais, à présent, toute analyse sérieuse doit démarrer par un fait simple : l’établissement est en liquidation.
Origine, fondateur et développement : le projet porté par Charles-Henri Sabet
Derrière FlowBank, on trouve Charles-Henri Sabet, figure genevoise du milieu financier. Son ambition : bâtir une banque digitale suisse qui démocratise l’investissement international.
Avec des bureaux à Genève et Zurich, FlowBank jouait la carte du “made in Switzerland” : cadre réglementaire exigeant, réputation helvétique et image premium face aux néobanques européennes.
Le produit promettait un tout-en-un : compte cash, opérations de change, plateforme bourrée d’instruments financiers, outils de trading avancés et même un volet éducatif – tutoriels, webinaires, etc.
Le revers de la médaille ? Une innovation financière doit aussi cocher toutes les cases : fonds propres, contrôle interne, gestion du risque… Sans quoi, le régulateur finit par siffler la fin de la partie.
Quels services proposait FlowBank avant la faillite ?
Avant la mise en liquidation, FlowBank vendait une expérience 100 % en ligne, centrée sur le compte multidevises et l’accès à plus de 50 000 instruments financiers via sa plateforme.
Parmi les arguments forts : la possibilité de détenir plusieurs monnaies sur le même compte. Idéal quand on investit à l’international ou qu’on effectue souvent des virements transfrontaliers.
Côté produits, la palette était large : actions, ETF, options, forex, crypto-monnaies… de quoi couvrir le débutant comme le trader chevronné.
La banque proposait aussi des solutions plus pointues, par exemple le crédit lombard – un financement adossé à votre portefeuille. Intéressant pour certains montages patrimoniaux, mais forcément plus risqué si les marchés se retournent.
Plateformes de trading et expérience utilisateur : web, mobile et outils avancés
Niveau interface, FlowBank cherchait à dépoussiérer le courtage traditionnel : vue portefeuille en un clin d’œil, passage d’ordres rapide, appli mobile intuitive.
Pour les férus d’analyse technique, la banque proposait aussi l’accès à MetaTrader 4/5 et d’autres outils évolués – assez rare pour une plateforme grand public.
Quel profil visé ? Ceux qui veulent un duo compte bancaire + courtage, les clients exposés à plusieurs devises, les traders avides de fonctionnalités avancées ou encore les résidents européens attirés par le label bancaire suisse.
Sur l’échiquier concurrentiel, FlowBank se voulait plus “bancaire” qu’eToro, plus “trading” que Revolut, et plus fraîche que Swissquote. Une position intéressante… tant que la banque était vivante.
FlowBank était-elle fiable et régulée en Suisse ? Ce qu’il faut comprendre de la FINMA
Oui, du moins jusqu’à sa chute, FlowBank évoluait sous la surveillance de la FINMA. En Suisse, c’est l’autorité qui délivre – et retire – les licences bancaires.
Licence en poche, toutefois, ne rime pas avec immunité éternelle. En juin 2024, la FINMA a jugé que FlowBank manquait de fonds propres : faillite ouverte, autorisation retirée.
Pour les dépôts éligibles, la garantie suisse couvre jusqu’à 100 000 CHF. Attention : cette protection concerne les liquidités, pas forcément la totalité des placements. La nature des avoirs est déterminante.
Alors, “fiable” ? À un instant T, oui. Aujourd’hui, la question ne se pose plus : la banque est en liquidation. On ne peut qu’étudier son modèle passé et suivre la procédure en cours.
Faillite de FlowBank : ce qui s’est passé et ce que cela change pour les clients
Le liquidateur l’affiche noir sur blanc : par décision du 12 juin 2024, la FINMA a prononcé la faillite de FlowBank avec effet au 13 juin 2024 à 08h00.
Depuis cette date, FlowBank n’est plus une banque opérationnelle. Pour les ex-clients, l’enjeu n’est plus de comparer des frais, mais de suivre les communiqués officiels sur la liquidation et le traitement des créances.
La procédure est pilotée par Walder Wyss SA (succursale de Genève). Toute question doit passer par le site dédié à la liquidation et non par les anciennes brochures marketing.
En clair : si vous tombez sur un article dithyrambique daté de 2023, vérifiez la date avant de vous emballer.
Frais, concurrence et intérêt réel face à Swissquote, Revolut ou Boursorama Trading
Côté tarifs, pas de grille exhaustive vérifiable aujourd’hui. On sait simplement que FlowBank misait sur des coûts compétitifs pour le trading et le change.
Face à Swissquote, elle affichait une image plus jeune et parfois des promotions agressives. Swissquote, en retour, capitalisait sur son historique et sa solidité perçue.
Comparée à Revolut, la différence était flagrante : Revolut reste avant tout une appli de paiement et de change, tandis que FlowBank revendiquait un statut de véritable banque de trading suisse.
À côté de Boursorama Trading ou d’autres courtiers français, FlowBank offrait surtout le cachet suisse et la multidevise. Mais pour un résident français, s’ajoutaient les fameuses démarches fiscales liées à un compte hors de France.
Ouverture de compte, KYC et accès depuis la France : ce qu’il fallait savoir
À l’époque, ouvrir un compte FlowBank relevait d’un classique parcours KYC : pièces d’identité, justificatifs, questions sur l’origine des fonds, etc.
Pour les Européens, l’attrait tenait à l’accès à une banque suisse sans bouger de son canapé. Pratique pour diversifier ses avoirs ou gérer de multiples devises.
Mais, qui dit compte étranger dit aussi obligations fiscales : déclaration, imposition des revenus, conformité MiFID II… Mieux vaut s’y préparer.
Aujourd’hui, cet historique sert surtout à comprendre pourquoi la promesse d’un “compte suisse en cinq minutes” n’est plus au programme.
Floa Bank, prélèvements, fiabilité : réponses claires pour éviter la confusion avec FlowBank
Beaucoup tapent “flow bank” et arrivent en fait chez Floa Bank. Clarifions.
Quelle banque se cache derrière Floa Bank ?
Floa Bank est une filiale du groupe BNP Paribas, spécialisée dans le crédit, les cartes et le paiement fractionné. Rien à voir avec la défunte FlowBank SA.
FLOA Bank est-il fiable ?
Les sources la décrivent comme un acteur encadré par l’ACPR en France et adossé à BNP Paribas. Sa situation est donc distincte et indépendante de FlowBank.
Est-ce que Floa Bank est une banque ?
Oui. Elle exerce des activités bancaires : crédit, cartes, assurance… à ne pas confondre avec le trading et la multidevise de FlowBank.
Prélèvement FLOA Bank, c’est quoi ?
Un prélèvement FLOA Bank correspond généralement à une échéance de crédit, un paiement fractionné ou un service Floa. Si la mention apparaît sur votre relevé, vérifiez votre contrat ou contactez Floa ; ce n’est pas lié à FlowBank SA.
Avis final sur Flow Bank : pour qui c’était pertinent, et que faire aujourd’hui ?
Sur le papier, FlowBank combinait compte multidevises, courtage et label suisse. Pour l’investisseur actif, le cocktail avait de quoi séduire.
Le verdict de 2024 change tout : la banque est en faillite. On ne peut plus la comparer à des acteurs toujours sur le marché sans rappeler cette réalité.
Ancien client ? Suivez religieusement les communiqués du liquidateur. En quête d’une alternative ? Posez-vous les bonnes questions : sécurité, change multidevise, frais, outils, fiscalité, support…
En un mot, FlowBank fut une idée audacieuse, mais appartient désormais au passé. Avant de choisir un nouvel établissement, examinez attentivement le régulateur, la protection des dépôts, la structure tarifaire et votre propre tolérance au risque.
Questions fréquentes sur FlowBank
Quelle est la différence entre FlowBank et Floa Bank ?
FlowBank était une banque suisse spécialisée dans le trading et les comptes multidevises, tandis que Floa Bank est un acteur français du crédit à la consommation. Les deux n’ont aucun lien capitalistique ou réglementaire.
FlowBank est-elle encore en activité ?
Non, FlowBank SA a cessé ses activités le 13 juin 2024 après que la FINMA a prononcé sa faillite et retiré son autorisation bancaire.
FlowBank était-elle fiable avant sa faillite ?
Oui, FlowBank était régulée par la FINMA, l’autorité suisse de surveillance financière. Cependant, un manque de fonds propres a conduit à sa liquidation en 2024.
Quels services proposait FlowBank avant sa fermeture ?
FlowBank offrait des comptes multidevises, une plateforme de trading en ligne et l’accès à plus de 50 000 instruments financiers, incluant actions, ETF, forex et crypto-monnaies.
Qu’implique la liquidation de FlowBank pour ses clients ?
Les dépôts éligibles sont couverts jusqu’à 100 000 CHF par la garantie suisse. Cependant, cette protection ne s’applique pas aux investissements ou produits financiers.
Qui était le fondateur de FlowBank ?
FlowBank a été fondée par Charles-Henri Sabet, un financier genevois, avec l’objectif de démocratiser l’investissement international via une banque digitale suisse.