Depuis le 13 juin 2024, FlowBank SA est en liquidation après une décision de la FINMA. Cette banque en ligne suisse, connue pour sa plateforme de trading, n’opère plus normalement. Voici un point complet sur la faillite, la protection des avoirs, les titres, les frais passés et les alternatives.
FlowBank SA en liquidation : ce qu’il faut savoir immédiatement
FlowBank SA, ex-banque en ligne genevoise taillée pour le courtage, combinait compte courant, appli mobile maison, plateforme de trading et passerelle vers MT4 / MT5. Autant dire qu’elle cochait toutes les cases du « one-stop shop » pour investisseurs friands d’actions, de devises ou de crypto.
Tout s’est toutefois figé le 13 juin 2024 à 08h00. La FINMA a retiré licence bancaire et autorisation de négociant en valeurs mobilières, ouvrant une procédure de faillite dans la foulée. Résultat : FlowBank n’est plus une banque opérationnelle au sens classique, et la priorité des clients a brutalement changé. Fini la quête de la meilleure appli : place aux questions de remboursement, de transfert de titres et de suivi de la liquidation.
Origines, fondateur et positionnement de FlowBank
Qui a lancé FlowBank ?
L’homme derrière le projet, Charles-Henri Sabet, voulait marier technologie suisse et tarifs affûtés pour démocratiser l’investissement. L’idée ? Offrir, sous le même toit, gestion de cash, accès aux marchés internationaux et outils pros pour le trading actif.
Ce positionnement hybride – ni pure banque en ligne classique, ni simple courtier – a séduit une clientèle à cheval entre investissement long terme et trading quotidien. Actions, ETF, Forex, crypto : la promesse d’une expérience « plus moderne que chez les banques traditionnelles » a fait mouche, jusqu’à la mise sous scellés de la FINMA.
Quels produits et services proposait FlowBank avant la liquidation ?
Avant de disparaître des radars, l’établissement cumulait deux casquettes : banque du quotidien et plateforme d’investissement. Les utilisateurs avaient la main sur plusieurs classes d’actifs :
- actions et ETF
- devises
- crypto-monnaies
- CFD
- produits dérivés divers
Autour de ce cœur de réacteur, l’écosystème comprenait l’appli FlowBank, une version plus orientée trading – FlowBank Pro – ainsi qu’un accès direct à MetaTrader 4 et 5, références obligées pour bon nombre de cambistes.
Cette architecture – espèces, conservation de titres, exécution d’ordres – complique d’ailleurs la liquidation actuelle : il faut désormais séparer cash protégé, dépôts non privilégiés, titres ségrégués et positions déjà fermées.
Tarifs et frais : combien coûtait réellement FlowBank ?
Sur le papier, FlowBank jouait la carte du « pricing » agressif face aux banques suisses traditionnelles. Actions, ETF, Forex ou CFD : chaque classe d’actifs avait sa propre grille, souvent plus légère que la concurrence locale.
Problème : la FAQ des liquidateurs rappelle qu’les conditions générales antérieures demeurent valables. Concrètement, la vente de vos titres au cours de la liquidation continue de générer les frais qui s’appliquaient déjà avant la chute de la banque.
Dès lors, beaucoup comparent aujourd’hui avec des acteurs comme Swissquote ou Trade Republic. Dans ce match, trois critères font généralement la différence : tarif du courtage, profondeur de l’offre et solidité de l’infrastructure bancaire. Avant de migrer, passez au crible les frais de transaction, de change, de transfert de titres et de garde ; ces postes, souvent sous-estimés, grignotent la performance sur la durée.
Sécurité, régulation et faillite : pourquoi la FINMA a-t-elle tapé du poing ?
La FINMA a été claire : FlowBank ne disposait plus de fonds propres suffisants pour poursuivre son activité. À cela s’ajoutaient des manquements répétés en organisation interne, gestion des risques, reporting financier et devoir d’information. Autrement dit, le cocktail parfait pour déclencher l’alarme.
Les signaux d’alerte n’étaient pas nouveaux. Des procédures d’enforcement étaient déjà en cours ; les mesures exigées n’ayant pas porté leurs fruits, l’autorité a conclu qu’aucun redressement crédible n’était envisageable.
FlowBank est-elle encore active ? Non. Les plateformes sont hors ligne, l’activité commerciale est stoppée. Seule une partie de l’espace client reste accessible pour gérer les démarches post-faillite.
Le liquidateur, Walder Wyss SA (succursale de Genève), centralise désormais toutes les requêtes. Un site dédié rassemble consignes et formulaires pour remboursement, transferts ou clôture de compte.
Dépôts, titres et remboursement : ce que risquent réellement les clients
Première distinction : l’espèce d’un côté, les titres de l’autre. Les espèces sont couvertes jusqu’à CHF 100’000 par client via le mécanisme des dépôts privilégiés. Au-delà, il faut déclarer sa créance dans la procédure de faillite.
La FINMA précise que les dépôts privilégiés devraient être réglés sur la trésorerie encore disponible, sans solliciter esisuisse. Le délai de traitement, lui, varie : simple virement vers un compte suisse au même nom ? Tablez sur un à deux jours ouvrés. Compte étranger, joint ou société ? Les vérifications allongent la sauce.
Côté portefeuilles, les titres sont ségrégués. Autrement dit, vos actions et obligations doivent vous être rétrocédées, tout comme leurs revenus (dividendes, coupons). Ils ne se mélangent pas à la masse de la faillite, contrairement aux espèces au-delà de 100 000 CHF.
Plateformes, CFD, crypto, actions : que deviennent les positions en cours ?
Et les plateformes MT4 / MT5 ?
Rideau. Les accès MT4 / MT5, l’appli FlowBank et FlowBank Pro sont fermés. Seule la zone client web subsiste pour remplir les formulaires de liquidation.
Que sont devenus les CFD et les devises ?
Les CFD ont été liquidés automatiquement à l’instant fatidique du 13 juin 2024, 8 h 00 CEST. Les soldes en devises étrangères, eux, ont été convertis en francs suisses au taux en vigueur à ce moment-là.
Puis-je vendre ou transférer mes titres ?
Oui, mais suivez la procédure du liquidateur via l’espace client. Vendre pour récupérer du cash plus vite, ou transférer afin de conserver vos positions dans un autre établissement : c’est à vous de trancher.
Gardez en tête plusieurs garde-fous :
- le compte récepteur doit être au même nom que celui détenu chez FlowBank ;
- le transfert vers un proche ou un tiers est refusé ;
- certains titres peuvent rester bloqués (sanctions, restrictions) ;
- titres fractionnés ou très illiquides : traitement manuel possible.
Dernier détail qui fâche parfois : les liquidités issues de ventes ou les dividendes perçus après la faillite ne sont virés qu’une fois le portefeuille vidé de toute position. Mieux vaut le savoir pour éviter les mauvaises surprises.
Support, contact, KYC et démarches de clôture
Comment joindre rapidement le dossier ?
Deux canaux officiels :
- Par e-mail : project-liquidateurfb@walderwyss.com
- Par téléphone : +41 (0)22 888 66 00
Munissez-vous, avant d’appeler ou d’écrire, de vos références complètes : identité du titulaire, numéro de compte, IBAN/BIC de destination, description précise du souci. Chaque pièce manquante peut repousser le dénouement.
Côté KYC, l’ouverture de nouveaux comptes n’est plus d’actualité, mais les contrôles restent serrés sur les remboursements. Un changement d’adresse ou de statut civil ? Attendez-vous à des demandes de justificatifs.
Une fois toutes vos espèces virées et vos titres vendus ou transférés, n’oubliez pas la clôture définitive du compte. Beaucoup l’ignorent et laissent le dossier ouvert – ce qui peut compliquer la suite.
Alternatives à FlowBank, fiscalité et conclusion pratique
Où transférer mes titres ?
Chez les investisseurs suisses, deux noms reviennent souvent : Swissquote pour le côté local, Trade Republic pour le format mobile épuré. Le bon choix dépend de votre style : investisseur long terme, trader multi-devises, ou adepte de produits complexes.
Avant de sauter le pas, passez en revue quatre points clés : compatibilité des titres, frais de transfert, qualité du service client et gestion fiscale. À revenus suisses, la clarté du relevé fiscal et le traitement des dividendes comptent autant que le prix du passage d’ordre.
Pour les résidents suisses – et les frontaliers – la fiscalité des gains varie selon le statut et la fréquence de trading. Après FlowBank, archivez soigneusement relevés, avis d’opération et certificats de dividendes : ce sont eux qui étayeront votre déclaration.
En résumé, la trajectoire de FlowBank, jeune pousse ambitieuse du trading en ligne, s’est brutalement interrompue sous l’effet de la FINMA. Si vous faisiez partie des clients, trois réflexes s’imposent désormais : récupérer vos dépôts privilégiés, choisir entre vente ou transfert de vos titres, puis comparer à tête reposée la plateforme qui accompagnera la suite de votre parcours d’investisseur.
Questions fréquentes sur FlowBank
Qui est le fondateur de FlowBank ?
FlowBank a été fondée par Charles-Henri Sabet, un entrepreneur suisse. Son objectif était de démocratiser l’investissement en combinant technologie moderne et tarifs compétitifs.
FlowBank est-elle encore active ?
Non, FlowBank n’est plus active. Depuis le 13 juin 2024, la FINMA a retiré sa licence bancaire et a initié une procédure de liquidation.
Quels produits proposait FlowBank avant sa liquidation ?
FlowBank proposait des services bancaires et d’investissement, incluant actions, ETF, devises, crypto-monnaies, CFD et produits dérivés via ses plateformes FlowBank et FlowBank Pro.
Pourquoi la FINMA a-t-elle mis FlowBank en liquidation ?
La FINMA a liquidé FlowBank en raison de fonds propres insuffisants et de manquements graves dans la gestion des risques, le reporting financier et l’organisation interne.
Comment récupérer mes fonds après la liquidation de FlowBank ?
Pour récupérer vos fonds, contactez le liquidateur Walder Wyss SA via les informations disponibles sur l’espace client encore accessible de FlowBank.