Aurore Bergé secoue le débat sur le crédit d’impôt : une sortie choc sur les Français aisés

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By Claire Dumas

À l’approche de la présentation du Budget 2026, la question des **crédits d’impôt** pour l’emploi de salariés à domicile suscite de nouveau l’attention. Avec un objectif de réaliser 40 milliards d’euros d’économies, le gouvernement se penche intensément sur les niches fiscales. En juin, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, avait déjà mentionné un possible ajustement du crédit d’impôt bénéficiant à 4,4 millions de Français, avant que Matignon n’intervienne pour calmer le jeu. Toutefois, une autre membre du gouvernement relance le débat.

Aurore Bergé et l’analyse des crédits d’impôt

Intervenant sur Sud Radio, la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations a exprimé sa volonté d’examiner ce sujet «dans le détail». Malgré cela, Aurore Bergé souligne l’importance des **crédits d’impôt** dans l’emploi féminin, notant leur rôle crucial pour encourager leur activité professionnelle, particulièrement dans les services de ménage ou pour le soin des personnes âgées.

L’argent utile aux Français : Le point de vue d’Aurore Bergé

Cependant, la ministre se montre plus critique à l’égard de certaines professions comme les coachs sportifs ou les jardiniers. «Est-ce que moi, à 38 ans, qui gagne bien ma vie, j’ai besoin d’un crédit d’impôt pour que quelqu’un tonde ma pelouse ?» s’interroge-t-elle. «Est-ce que c’est aux Français de le payer ? Je ne crois pas», poursuit-elle. Cette réflexion soulève plusieurs questions.

  • Faut-il octroyer un crédit d’impôt selon les **revenus** ?
  • Doit-on le moduler en fonction du métier ?

Réévaluer chaque euro dépensé

Aurore Bergé n’a pas proposé une réponse claire sur la base des revenus, privilégiant plutôt une évaluation en fonction des métiers concernés. Elle insiste sur le fait que l’impact ne doit pas désavantager les femmes, soulignant l’importance de considérer soigneusement chaque euro dépensé. «Chaque euro qu’on dépense est de l’argent des Français, donc il faut que ce soit de l’argent utile pour eux», ajoute-t-elle. Cette prise de position pourrait bien susciter de nombreuses réactions et débats à venir.

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