Le crédit d’impôt pour les travaux de jardinage menacé : les particuliers en grande colère

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By Claire Dumas

Les propriétaires de jardin pourraient bientôt faire face à des dépenses accrues pour l’entretien de leur espace vert. Le gouvernement envisage actuellement l’avenir de l’avantage fiscal qui permet aux particuliers de bénéficier d’une réduction de 50% sur les coûts des services de jardinage. Ce crédit d’impôt, particulièrement prisé par les retraités, met en jeu des dépenses importantes pour l’État, qui consacre environ 7 milliards d’euros annuellement aux services à la personne, incluant le jardinage.

Un Appui Indispensable pour de Nombreux Retraités

Pour des personnes comme Alain, âgé de soixante-quatorze ans, la suppression de ce crédit d’impôt serait problématique. « J’ai 120 m² à désherber. Avant je m’en occupais, mais aujourd’hui, c’est devenu difficile. Cette aide, elle compte vraiment dans mon budget », explique-t-il. Grâce à ce dispositif, une intervention qui devrait lui coûter 202 euros ne lui revient qu’à 101 euros, un soulagement financier significatif.

Les Propositions de Réduction Agacent les Professionnels

En 2024, la Cour des comptes a suggéré de diminuer le taux du crédit à 40%, tout en réduisant le plafond des dépenses admissibles de 6 000 à 3 000 euros, pour réduire le fardeau économique de l’État. Ces modifications envisagées suscitent l’incompréhension des professionnels du secteur.

Un entrepreneur souligne : « Derrière chaque heure de travail facturée, il y a des cotisations sociales, de la TVA, de l’impôt. Ce dispositif génère aussi des recettes. On ne comprend pas pourquoi le couper. » Les acteurs du secteur mettent en avant les retombées économiques positives générées par ce crédit qui ne se limitent pas aux particuliers, mais s’étendent également aux contributions fiscales et sociales.

Impact Potentiel sur les Salariés et les Emplois

Cette incertitude sème également l’inquiétude parmi les employés. Une salariée d’une entreprise d’espaces verts en Normandie craint déjà les répercussions possibles : « Je vais perdre des clients. Certains ont de toutes petites retraites, ils ne pourront plus suivre. »

  • Près de huit particuliers employeurs sur dix envisageraient de ne plus déclarer leurs employés si l’avantage fiscal est supprimé.

Bien que les discussions soient en cours, aucune décision définitive n’a encore été prise concernant ces potentiels ajustements. Il reste à voir comment le gouvernement tranchera face aux préoccupations croissantes des citoyens et des professionnels du secteur.

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