Nice, Bordeaux, Créteil… ces villes étudiantes où le coût de la vie flambe

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By Claire Dumas

Le coût de la vie pour les étudiants est un véritable casse-tête, et il poursuit son ascension. En un an, ce coût a progressé de 4,12 %, un rythme deux fois plus rapide que l’année précédente, d’après une étude de l’Unef publiée le 20 août 2025. Désormais, dans de nombreuses villes universitaires, vivre en tant qu’étudiant dépasse largement les 1 000 euros par mois.

Les villes étudiantes les plus onéreuses en Île-de-France

En tête du classement des villes étudiantes les plus chères, on trouve sans surprise les villes de l’Île-de-France. D’après les données, le coût de la vie mensuelle atteint en moyenne 1 626,76 euros à Paris. Nanterre suit de près avec un coût de 1 520,33 euros par mois, et Créteil dépasse également la barre des 1 500 euros. Ces montants élevés s’expliquent principalement par l’augmentation des loyers, qui représente la principale dépense pour les étudiants. En Île-de-France, le loyer moyen est évalué à 857 euros par mois. Par ailleurs, les frais pour les transports en commun alimentaires peuvent facilement dépasser les 300 euros.

Nice et Lyon également parmi les plus coûteuses

En dehors de l’Île-de-France, certaines villes affichent aussi des coûts de vie élevés. Par exemple, Nice présente un coût moyen de 1 370,15 euros par mois, tandis qu’à Lyon, les étudiants doivent débourser en moyenne 1 323,98 euros mensuellement. Dans ces deux villes, le coût de la vie a augmenté d’environ 5 % entre 2024 et 2025, ce qui illustre la tendance générale à la hausse des frais universitaires.

Rennes, une exception dans le paysage

À l’opposé, Rennes se distingue en affichant le coût de la vie étudiante le plus bas parmi les grandes agglomérations françaises. Les étudiants y dépensent environ 1 200 euros par mois, ce qui représente une différence notable de plus de 400 euros par rapport à Paris. Ce positionnement attractif encourage de nombreux étudiants à envisager Rennes pour poursuivre leurs études.

Une augmentation continue des coûts depuis 2017

Depuis 2017, l’Unef estime que le coût de la vie étudiante a bondi de 32 %. Ce constat a poussé le syndicat à demander une revalorisation substantielles des bourses étudiantes et à réclamer une réforme du système d’attribution afin de rendre plus d’étudiants éligibles. La dernière modification de ce système remonte à 2023 et avait entraîné une augmentation de 500 millions d’euros des aides.

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